Éducation et Premières Nations : une nouvelle approche [note d'analyse]

Pubié le 26 avril 2014   Par Gregory Kelley   Catégories : Non classé, Acceptabilité sociale

Contexte

Le Premier ministre Stephen Harper a tenu une conférence de presse le 7 février dernier afin d’annoncer une réforme de l’éducation sur les territoires autochtones. Parmi les nombreux points à l’ordre du jour, se trouvaient entre autre la hausse des exigences relatives aux enseignants et de nouvelles mesures pour diminuer le taux d’absentéisme et pour accroitre le nombre de diplomation.

Le fait saillant de cette réforme est l’entente conclue entre le gouvernement du Canada et l’Assemblée des Premières Nations accordant le contrôle de l’éducation autochtone aux Premières Nations. Le gouvernement fédéral reconnaît donc que les peuples autochtones sont les mieux placés pour administrer leur système d’éducation.

Cette nouvelle réforme est accompagnée d’un investissement de 1,25 milliard de dollars sur trois ans dès 2016. Par ailleurs, la limite d’augmentation de 2% imposée sur le financement aux Premières Nations est retirée et sera remplacée par une augmentation annuelle progressive de 4.5%. Aussi, 500 millions seront accordés sur une période de sept ans pour le financement des infrastructures, en plus des 160 millions de dollars dédiés à l’implantation des mesures.

Analyse

Deux conclusions peuvent être tirées de cet accord:

L’annonce est une victoire pour les Premières nations, car l’an dernier, les mesures proposées par le gouvernement fédéral avaient été rejetées par les chefs autochtones et, après cet échec, le gouvernement n’avait pas donné suite aux leaders autochtones.

Le montant attribué aux financements des infrastructures scolaires, soit 500 millions de dollars sur sept ans, représente une autre victoire pour les communautés autochtones. Ces derniers doivent considérer cet investissement comme un point de départ pour la réforme scolaire. Les critiques diront que cette somme est insuffisante, mais il est trop tôt pour souscrire à une telle affirmation.

Sur Twitter, certains ont critiqué l’annonce du Premier ministre Harper. Le compte de l’organisation Idle No More (@IdleNoMore) s’est notamment fait l’écho de plusieurs messages négatifs.

Cette défiance s’est illustrée au travers de deux grandes thématiques soit ; le manque de confiance dans le gouvernement et le manque de crédibilité et leadership de l’Assemblée des Premières nations.

Ces évènements illustrent la division qui règne au sein de la communauté autochtone. Le Chef Sean Atleo représente-t-il la voix de tous les citoyens autochtones? C’est une question qui est de plus en plus posée par plusieurs chefs et citoyens. Pour autant, est-il réaliste de demander au gouvernement fédéral de consulter chacune des nations individuellement avant de prendre une décision? Dans le domaine de l’éducation les lacunes doivent être résolues le plus rapidement possible. Il est donc impensable de s’engager dans un processus de consultation long et laborieux.

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